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De la métaphore du bureau à l’archive spatialisée
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Aujourd’hui, nos vies sont rythmées par une production constante de contenus numériques : photos, courriels, documents et applications (que l’on nommera tout au long fichiers). Cette accumulation a donné naissance au « Digital Hoarding », défini comme l’accumulation excessive de données et l’incapacité persistante à s’en séparer, au point de générer un encombrement virtuel et cognitif. Si ce comportement a longtemps été perçu comme une simple conséquence du stockage quasi illimité de nos machines, il fait désormais l’objet d’un intérêt scientifique: En 2015, MartineJ. van Bennekom et son équipe de psychiatres ont été parmi les premiers à porter un regard clinique sur ce trouble, démontrant que si l’archivage compulsif est devenu une norme, cette tendance peut devenir une source d’anxiété et de charge mentale.
Cependant, le Digital Hoarding s’avère être un phénomène plus compliqué. L’analyse des entretiens révèlera que ce qui semble être de l'accumulation compulsive numérique relève souvent de stratégies d’adaptation face à des interactions limitées qui ne permettent pas vraiment de traiter efficacement le flux important de nos fichiers.
Il serait donc intéressant d’interroger la responsabilité des systèmes informatiques ainsi que leur genèse. En effet, nos ordinateurs semblent conçus pour archiver, en héritant de la « métaphore du bureau » du Xerox PARC, ils imposent une logique d’organisation issue de l’archivage papier du XXe siècle, de la secrétaire. Ce design de programme, calqué sur des objets physiques fixes (dossiers, fichiers, corbeilles), nous impose une posture de gestionnaire administratif face à des documents statiques. Dès lors, il est paradoxal que nos ordinateurs mobilisent une puissance de calcul supérieure à celle qui a permis d’envoyer l’homme sur la Lune pour ne servir, finalement, que à une logique administrative. Ce carcan bride le potentiel de nos machines et pousse les utilisateurs à bricoler des solutions de contournement pour retrouver une agilité que leurs interfaces ne leur offrent plus nativement.
Partant du constat que les interfaces traditionnelles nous cloisonennt dans une gestion statique et saturée, le LISN a conçu la plateforme WILD. Un mur interactif à grande échelle qui rompt avec la «métaphore du bureau» pour proposer une manipulation spatialisée de l'information. Là où nos ordinateurs imposent un stockage passif qui rend nos fichiers invisibles, le WILD pourrait permettre d'étaler l'intégralité de notre archive numérique sur une plus grande surface.
Pour répondre à cette problématique, notre étude s'articulera autour de trois axes principaux.
Phase 1: Analyse de l'histoire de la mémoire externe & Observation des pratiques de stockage via 12 entretiens semi-directifs
Phase 2: Enjeu et interaction de la plateforme WILD
Phase 3: Experimentation de prototypes d'interaction sur le mur WILD